promenade champenoise du 1er mai 2010

 

 

 

 

A tous les membres de l'association qui s'attendent à un avant propos, sachez qu'il n'y en aura pas. La prose qui suit n'est que le récit (en résumé) de mon séjour en champagne du vendredi 30 avril au 02 mai 2010.

La décision était prise depuis quelques mois, j'allais une nouvelle fois franchir les frontières pour me rendre à EPERNAY et sa région. Le but unique de ce séjour je vous le donne en mille. Récupérer, acheter, échanger voir même « voler » un maximum de capsules de champagne, histoire de satisfaire mon égo et d'accroître ma collection.

Nous sommes le vendredi 30 à 04 heures. Moteur en route, valises dans le coffre, je dis valises car il y avait la petite pour les vêtements et nécessaire de toilette, et la grosse pour les capsules (doubles) que j'espérais échanger.

Me voilà parti pour de nouvelles aventures …..

Première mission et non des moindre vous allez voir, me rendre directement à ECUEIL, village situé entre REIMS et EPERNAY afin de récupérer pour Yves, notre président bien aimé, un coffret de deux bouteilles de champagne spécialement réalisé par le champagne LACOURTE GUILLEMART pour la fête des mères (vous voyez, je vous dis tout...).
Le coffret est vendu avec des bouteilles personnalisées « Bonne fête Maman » et avec en prime devinez quoi ?
Une série de 6 capsules M A M A N plus la sixième avec des roses. C'est pas beau ça madame....

Toujours prudent sur la route, mais tellement pressé d'arriver, que me voici sur la place du village 5 heures 15 plus tard, et je pense pas loin de 530 kms après mon départ. Que croyez vous que je fis? Bien sûr après m'être garé, je me présente à la porte de cette maison de champagne qui je le précise était avisée de mon arrivée et normalement quelqu'un devait m'attendre.

Là je sens dans votre esprit comme une pointe d'ironie où vous vous dites. Y a quelque chose qui cloche dans son histoire. Eh bien Oui!!!!!!! Je sonne donc, mais personne. L'interphone se met en branle, dring dring ! vous êtes sur un répondeur, laissez votre message. Cool, après m'être tapé tous ces kilomètres, je me retrouve le bec dans l'eau. Pas mal pour commencer le séjour.
Sans aucune panique, je décide de me « casser », la mort dans l'âme, et depuis le matin, je décide de m'arrêter au village précédent histoire de boire un café. Les gens là bas sont adorables, le jeune propriétaire de cet établissement prend pitié de moi à l'écoute de cette mésaventure, prend son téléphone portable et … dring dring !.... commence appeler tous ses potes, à la recherche d'un membre de la famille LACOURTE GUILLEMART. Malheureusement, aucun résultat en apparence. Les boules remontées jusqu'au cou, je décide donc de retourner sur EPERNAY.
Quelques kilomètres plus loin, alors que je bougonnais seul dans ma voiture, ... dring dring ! ... mon téléphone. Eh bien oui les petits loups, Monsieur LACOURTE en personne m'appelait pour s'excuser de son absence, il était à nouveau chez lui, déménageait sa fille et m'attendait pour que je puisse récupérer le coffret de notre cher président.
Et hop, demi tour, me voilà en train de filer vitesse grand V à ECUEIL. J'allais enfin pouvoir récupérer l'objet de ma première mission en ce pays champenois. Accueil chaleureux du viticulteur malgré son envie pressante de retourner finir son déménagement. Le coffret de Yves était dans mes mains, j'en ai pris un aussi et bien sûr. Le type bien sympa et pour me faire plaisir, me refile quelques capsules de la maison dont bien évidemment certaines me manquaient.
Là nous voici dans le vif du sujet. J'étais venu pour les capsules, et me voilà déjà avec quelques pièces supplémentaires. Bien joué le petit cap's 63.

Me voici donc repartit cette fois ci pour MANCY, près d'EPERNAY où je devais déjeuner à La Madelon, bar restaurant de Monsieur Didier BLANCHARD, champagne BLANCHARD PUBLIER, les uniformes et les avions de la première guerre, pour les connaisseurs. Je connais le bougre depuis maintenant trois séjours, nous avons sympathisé, c'était d'autant plus facile qu'il est le président de l'association des poilus de la Marne. A peine rentré dans le bar, « Ah Voici l'Auvergne qui débarque!!! »
Je me serai cru comme un people, ne manquait simplement que les photographes.

Récupération de quelques capsules gentiment offertes par le « tôlier » et en raison de son travail de restaurateur nous convenons d'un rendez vous dans l'après midi pour que je puisse lui prendre ses très belles séries de capsules sur les avions étrangers de la première guerre puisque j'avais déjà nos avions français. Merci de me demander si le déjeuner fut bon. Oui merci, on y mange bien, buffet d'entrées et buffet desserts à volonté, vin à volonté (j'ai dit vin, pas champagne), enfin le petit resto de campagne.

Après avoir dégusté un comment dit-on « digestif » offert par la maison, je décidais donc de poursuivre ma quête de ces bouts de métal qu'on appelle muselets.

Avant de poursuivre, j'ai oublié de vous dire qu'une nouvelle fois je m'étais servi de mon téléphone pour appeler mon ami Jacques FAVIER (vice président de notre association) qui partit avec son épouse juste après moi, arrivait aussi dans le coin...
Ces derniers ayant décidé de manger à REIMS haut lieu de la champagne comme tout le monde le sait, nous convenons donc de nous retrouver pour le café.

Allez, je ne vous fait pas languir, me voici donc en route pour EPERNAY, direction la maison de champagne DE CASTELLANE, afin de m'y procurer leur dernier coffret de capsules. Une fois en poche, j'attendais donc mon cher Jacques et sa femme Danièle afin qu'il puisse lui aussi se procurer le dit coffret. Les voici donc arriver sur le parking, retrouvailles joyeuses d'auvergnats, congratulations etc.....

Nous retournons chez DE CASTELLANE, Jacques nous fait un caca nerveux. Monsieur veut monter jusqu'en haut de la tour. Avec Danièle nous le laissons faire, le voilà donc escaladant les 200 marches de la fameuse tour. Après en être redescendu, il a simplement dit : « C'est beau, mais c'est haut. » Un retraité comme lui pensez donc...

Séparation de la troupe. Les FAVIER repartent pour prendre leur quartier à MONTHELON, alors que moi je me dirige sur MOUSSY où la réservation était fait à l'auberge champenoise. Pour les FAVIER, ces derniers devaient retrouver d'autres auvergnats de l'association, les MARTIN, qui eux bien tranquillement avaient décidé de venir pépère en passant par TROYES.

Moi j'avais un autre rendez-vous avec un ami qui travaille chez DUVAL LEROY. Nouvelle mission, échange et récupération de capsules bien entendu. Me voici donc à VERTUS, chez mes amis, congratulations, bisous bisous, et nous voilà partis à échanger nos capsules en buvant du champagne de chez DUVAL LEROY bien sûr, bouteille limitée cuvée des 150 ans. (c'est exactement le prix d'ailleurs 150€ la bouteille). Là je dois reconnaître qu'ils m'avaient gâté, et le champagne était bien bon ma foi.

Bel échange de capsules, bien sûr il m'en refile quelques unes, et me voilà avec déjà deux tablettes de remplies. Pas mal pour une première journée. Je profite de mon passage chez lui pour lui laisser quelques plateaux que j'avais au préalable préparés chez moi, avec des capsules que j'ai en grand nombre et dans le but qu'il les vendent le lendemain sur la brocante de MAREUIL qu'il faisait avec sa fille. Vous allez voir, j'ai eu une bien bonne idée, mais patience, chaque chose en son temps

Une bonne nuit de sommeil après ce long voyage, cette dure journée, et me voilà réveillé le premier mai à 05 heures 15. Prêt à l'attaque pour me rendre à ma première brocante celle de MAREUIL, l'une des plus grande de la saison. Je devais bien sûr y retrouver mon amis de chez DUVAL, les FAVIER et les MARTIN.

Sans plus attendre je vous le donne en mille, qui donc je croise en arrivant à la brocante. M. et Mme PICARD membres de notre association. Congratulations, bisous bisous etc...

Je laisse donc mon camarade vendre ces capsules et les miennes en me voici arpentant les allées de cette brocante qui se tient en bordure de Marne, avec les péniches, super....
Comme d'habitude, beaucoup de vendeurs de capsules, professionnels et particuliers.
Je vous rassure, il y a encore des capsules à 0,50cts, mais quand la collection grandit, elles sont moins intéressantes et plus classiques, et constat fait, les capsules ont d'une manière générale augmentées, surtout chez les vendeurs. Peu importe, je cherche, je fouille, j'ouvre grand mes yeux et je m'en mets plein la tête. Des caps à droite, à gauche, devant derrière, (non pas en dessous ni au dessus). Enfin je trouve mon bonheur, je prends tout ce qui est ma ma portée de bourse, car le risque dans ce genre de brocante, c'est de se laisser aller, et en deux heures, vous avez plus de sous.
J'en sais quelque chose, croyez moi.

Je croise donc Jacques qui telle la fouine se précipite sur tous les bons coups, les MARTIN qui toujours pépère se ramasse quelques capsules, les PICARD, bien expérimentés qui cherchent les capsules manquantes, et mon camarade de chez DUVAL qui travaille bien, puisque à 11 heures 30, les 200 capsules que je lui avais refilées à vendre étaient parties. Voici un petit pécule bien acquis qui allait donc me servir pour le lendemain.

Je déjeune donc sur place avec mon ami. Au menu, j'avais emmené que des produits auvergnats vin compris, et les visiteurs nous enviaient, fallait voir. (on leur a rien donné à manger, on a tout goulé).

L'après midi s'approche..... départ de MAREUIL pour me rendre à ... ST-MARTIN D'ALBOIS, où se déroulait une bourse d'échanges dans une salle.

J'y retrouve les PICARD et les FAVIER, tout le monde s'affaire à échanger. Je commence donc avec une petite dame habituée avec son mari des bourses, et j'amasse, j'amasse. Je continue avec un couple de Belges, et là miséricorde, me voici avec des collectionneurs ou des professionnels devrais-je dire, car si vous ne le savez pas, les belges sont complètement fous. Ils ont des collections immenses, des doubles à n'en plus finir, des nouveautés, des spéciales, enfin la totale. Ce sont des dinosaures de la capsule.
Me voilà donc en train d'échanger avec une bête à concours. Des dizaines de plateaux de doubles, une valise remplie de muselets différents, de séries nouvelles, enfin comme dans un magasin quoi.... Que puis je moi petit cap's 63 avec cet ogre. Je ne m'en laisse pas compter et sors de ma valise (très petite à côté de la sienne), tous mes doubles. Je dois dire que j'ai bien joué et j'avais semble t-il de la ressource car l'échange fut fructueux, une bonne trentaine de capsules, ce qui est plus que bien.

Malgré tout, ce nombre délirant de capsules en doubles, me fit perdre la boule. Je me serai cru dans un autre monde et je décide donc de quitter la salle remplie de ces gros collectionneurs pour me rendre à BERGER LES VERTUS où se tenait une autre bourse multi collections. Là se trouvaient les professionnels qu'on connaît bien, dont LAMBERT et d'autres bien sûr, mais on pouvait également à l'extérieur échanger avec d'autres collectionneurs. Me voilà donc repartit à échanger avec des collectionneurs, plus à ma portée, et les plateaux continuaient de se remplir.
Au final un petit tour chez les vendeurs histoire de se mettre les boules en regardant toutes ces jolies capsules inaccessibles à ma bourse, et en ce lieu, je retrouve mes amis FAVIER et MARTIN. Ah revoir des têtes connues, cela fait plaisir. Nous décidons de se taper une bonne bouteille de champagne, et hop dans le gosier.

Pour finir, je décide de repartir sur VERTUS, rejoindre à son domicile mon copain de chez DUVAL qui me remis tous mes dollars gagnés par la vente de mes capsules. Bien content du résultat, je repars donc me changer et me doucher à l'auberge Champenoise, avant de rejoindre pour le dîner les FAVIER et MARTIN.

Là, inutile de faire un long chapitre sur la soirée à la Coute Paille. Un festival de rires dans la salle. Les Auvergnats quand ils sont regroupés, je vous dis pas. Clients et serveuses étaient morts de rire, nous aussi d'ailleurs, mais je vous rassure nous nous sommes bien tenus, fiers Auvergnats que nous étions.

Pour cette fin de soirée, rien de bien spécial, une petite discussion avec la propriétaire de l'auberge champenoise, juste le temps de récupérer la dernière de leur capsule millésime 2009 qui me manquait (pour info elle est rouge et vient juste après celle en or), et dodo. Un sursaut durant la nuit, rien de bien grave, juste une alerte incendie qui s'est déclenchée, mais pas de problème, je n'en ai pas tenu compte

Le réveil sonne, nous sommes dimanche, et par la fenêtre, mauvais plan, il a plu, le ciel semble bien encombré de nuages. Direction MONTHELON où je dois retrouver Jacques et Daniel. Une bonne raison, la présence l'année dernière à cette brocante d'un type ayant jeté sur une table immense une pleine grosse poubelle de jardin remplie de capsules à 0,50cts. Petit café sur place, présence d'un collectionneur qui l'année précédente se trouvait avec nous à le même table et qui semble t-il attendait la même chose que nous. Déception, après renseignements pris, le type ne faisait pas la broc cette année. Tant pis je me rattrape chez CHOPIN Julien, présent et qui vendait ces nombreuses capsules. Le temps de me prendre quelques bricoles et hop, nous voici partis à PLIVOT.

Idem que la précédente brocante, l'année dernière, trop cool, il y avait du monde et de belles capsules chez les particuliers. Cette année, déception, moins de monde en raison du temps menaçant, donc moins de belles affaires. L'an dernier, au milieu de cette broc, j'avais beau faire mes fonds de poche, il ne me restait plus que 30cts. Jacques avait du me payer mon café. Cette fois ci grandiose, il me restait encore de quoi dépenser. Nous voici donc arpentant les allées, rencontre avec M. LAMBERT et Jérôme MATHIEU qui à l'issue devait revenir dans notre belle région.

J'ai oublié de vous dire dans les infos pratiques que j'ai tout de même eu le temps d'apprendre pas mal de choses et entre autres qu'une nouvelle BISSINGER venait de sortir, exactement la même en rouge qui est répertoriée, mais cette fois ci sans faute d'orthographe, soit avec SS. Il n'y en a qu'un sur la première. De même attention à la VRANKEN cuvée diamantcouleur or. Elle vient de sortir avec juste marquée DIAMANT dessus et est de la même couleur. Ne pas confondre avec la précédente.

Au sortir de PLIVOT où nous étions quelque peu déçu, nous décidons toujours avec Jacques de nous rendre à CHIGNY LES ROSES. Toujours pas de pluie tant mieux, nous voilà repartis à chercher sur les étals ces petites plaques de métal. Quelques découvertes, et quelques nouvelles séries achetées auprès des viticulteurs comme PHILIPPART Maurice et RIBAILLE VUATTIER, et voilà le tour est joué.

Nouveau petit café pris en commun à la buvette et décision pour moi de rapatrier. Je quitte donc Jacques et Danièle qui eux poursuivent leurs aventures en se rendant à REUIL, et moi je reprends la route en sens inverse, au revoir la champagne.....

Je ne vais tout de même pas terminer sans une conclusion rapide, et je résumerai le séjour par ces quelques mots. Temps maussade, moins de capsules intéressantes à bas prix, toujours autant de collectionneurs et des belges de plus en plus présents et voraces, de bons moments avec les champenois et mes petits camarades auvergnats, et au final, 400 nouvelles capsules dans l'escarcelle entre celles achetées, échangées et récupérées.

J'attends donc avec impatience mon prochain séjour, pour l'été normalement et si le temps veut bien être de la partie, sans nul doute que les capsules seront au rendez vous. A Tchaounette à tous et bonne collection pour tout le monde.

Signé : Frédéric LAGIERE – fred